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lundi 17 octobre 2016

Les meilleurs laits infantiles pour bébé avant 6 mois





 Si votre enfant n’a pas de problème d’allergie aux protéines de lait de vache ou encore au lactose et s’il n’a pas de problèmes digestifs, vous pouvez vous orienter vers un lait « standard » en étant toutefois attentif à quelques critères avant de faire votre choix.

1er critère : la teneur en protéines
Plus un bébé consomme de grandes quantités de protéines et plus son risque de devenir obèse en grandissant est élevé. C’est ce que révèle une étude allemande effectuée sur près de 1 000 enfants dans le cadre du programme de l’Union européenne sur l’obésité infantile. Selon cette étude, en abaissant la teneur en protéines des laits infantiles, on pourrait diminuer le risque de surpoids de l’enfant.
Les apports conseillés en protéines sont de 10 g par jour pour un enfant jusqu’à l’âge de 3 ans. C’est exactement ce qu’apporte le lait maternel : 10 g de protéines par litre de lait, alors que les anciens laits infantiles en contenaient en général 20 à 30 g par litre (soit 2 à 3 g pour 100 ml quand vous regardez l’étiquetage nutritionnel. La teneur d’un lait de vache classique est de 3,5 g pour 100 ml. À bannir donc de l’alimentation de votre enfant au moins jusqu’à ses 3 ans.
D’énormes progrès ont donc été faits sur la concentration en protéines des laits. Cette dernière a été revue à la baisse pour se rapprocher le plus possible du lait maternel donc 1 g de protéines pour 100 ml.
Dans les rayons, vous trouverez des laits qui contiennent tous au minimum 1,2 g de protéines pour 100 ml et en moyenne entre 1,3 et 1,5 g/100 ml.
2e critère : le rapport caséine/protéines solubles
Si sur le plan quantitatif des progrès ont été faits, côté qualité des protéines il y a encore quelques petites choses à revoir ! Certaines préparations proposent des protéines :
- transformées par hydrolyse pour réduire leur pouvoir allergénique ;
- reformulées pour augmenter la proportion de protéines solubles notamment en alpha-lactalbumine, présente en forte concentration dans le lait maternel.
Le premier des conseils est de ne pas vous laisser séduire par des formules qui promettent une grande satiété grâce à leur richesse en caséine, une protéine du lait. Effectivement, comme la caséine est une grosse protéine, elle ralentit la vidange du petit estomac de bébé, qui sera certes bien « calé », vous laissant plus « tranquille » entre les biberons. Cependant sachez que plus la teneur en caséine est importante et plus votre bébé risque d’être constipé ! La caséine du lait de vache est même soupçonnée de favoriser certaines maladies auto-immunes. Alors surtout évitez ces laits qui ne sont pas physiologiquement adaptés aux capacités digestives des nourrissons. Préférez des laits riches en protéines solubles, plus proches du lait maternel. Certains laits que l’on nomme hypoallergéniques (HA) semblent ainsi être les mieux adaptés et les plus proches du lait maternel.
Le rapport caséines/protéines solubles doit donc être le plus faible possible, aux alentours de 1 (ou moins).
3e critère : la teneur en acides gras essentiels (oméga-3 et oméga-6)
Le lait maternel renferme surtout des « bonnes graisses » mono- et polyinsaturées essentielles au bon développement du cerveau et de la vision. Une carence en acides gras polyinsaturés pourrait réduire la taille définitive du cerveau de 40 % !
Pour les laits artificiels, les teneurs en acides gras d’un lait à l’autre peuvent être bien différentes. Ainsi, idéalement il faudrait que le lait :
- soit débarrassé de ses graisses saturées d’origine au profit de graisses végétales non hydrogénées apportant notamment de l’acide linoléique (oméga-6) et de l’acide alpha-linolénique (oméga-3).
- ait un rapport oméga-6/oméga-3 le plus bas possible (inférieur à 8, idéalement de l’ordre de 5) pour que l’organisme puisse fabriquer dans de bonnes proportions d’autres substances qui diminueront les réactions inflammatoires et peut-être même aideront à prévenir le surpoids.
De grands progrès ont été faits dans la composition en acides gras des laits artificiels. Mais bien qu’enrichis en acides gras polyinsaturés, leur teneur en oméga-6 est souvent bien supérieure à celle des oméga-3, déséquilibrant ainsi le rapport entre ces deux familles d’acides gras, primordial pour le bon fonctionnement de l’ensemble des organes et le développement cérébral des bébés.
À noter que certains fabricants incorporent aux laits 1er âge maintenant de l'acide docosahéxaénoïque, un oméga-3 à chaînes longues directement assimilable par le corps. Les études avec cet oméga-3 ont donné des résultats contrastés. 
4e critère : la présence de ferments lactiques
Si vous n’allaitez pas en parallèle, il semble indispensable que le lait que vous allez donner à votre enfant soit enrichi en probiotiques. Toutefois ce quatrième critère n’est pas prioritaire puisqu’il existe désormais des gélules de probiotiques ou des probiotiques en poudre que vous pouvez aisément ajouter aux biberons de votre enfant.

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