Si votre enfant n’a pas de problème d’allergie aux protéines de lait de vache ou encore au lactose et s’il n’a pas de problèmes digestifs, vous pouvez vous orienter vers un lait « standard » en étant toutefois attentif à quelques critères avant de faire votre choix.
1er critère : la teneur en protéines
Plus
un bébé consomme de grandes quantités de protéines et plus son risque de
devenir obèse en grandissant est élevé. C’est ce que révèle une étude allemande
effectuée sur près de 1 000 enfants dans le cadre du programme de l’Union
européenne sur l’obésité infantile. Selon cette étude, en abaissant la teneur
en protéines des laits infantiles, on pourrait diminuer le risque de surpoids
de l’enfant.
Les
apports conseillés en protéines sont de 10 g par jour pour un enfant jusqu’à
l’âge de 3 ans. C’est exactement ce qu’apporte le lait maternel : 10 g de
protéines par litre de lait, alors que les anciens laits infantiles en
contenaient en général 20 à 30 g par litre (soit 2 à 3 g pour 100 ml quand vous
regardez l’étiquetage nutritionnel. La teneur d’un lait de vache classique est
de 3,5 g pour 100 ml. À bannir donc de l’alimentation de votre enfant au moins
jusqu’à ses 3 ans.
D’énormes
progrès ont donc été faits sur la concentration en protéines des laits. Cette
dernière a été revue à la baisse pour se rapprocher le plus possible du lait
maternel donc 1 g de protéines pour 100 ml.
Dans
les rayons, vous trouverez des laits qui contiennent tous au minimum 1,2 g de
protéines pour 100 ml et en moyenne entre 1,3 et 1,5 g/100 ml.
2e critère : le rapport caséine/protéines
solubles
Si
sur le plan quantitatif des progrès ont été faits, côté qualité des protéines
il y a encore quelques petites choses à revoir ! Certaines préparations
proposent des protéines :
-
transformées par hydrolyse pour réduire leur pouvoir allergénique ;
-
reformulées pour augmenter la proportion de protéines solubles notamment en
alpha-lactalbumine, présente en forte concentration dans le lait maternel.
Le
premier des conseils est de ne pas vous laisser séduire par des formules qui
promettent une grande satiété grâce à leur richesse en caséine, une protéine du
lait. Effectivement, comme la caséine est une grosse protéine, elle ralentit la
vidange du petit estomac de bébé, qui sera certes bien « calé », vous laissant
plus « tranquille » entre les biberons. Cependant sachez que plus la teneur en
caséine est importante et plus votre bébé risque d’être constipé ! La caséine
du lait de vache est même soupçonnée de favoriser certaines maladies
auto-immunes. Alors surtout évitez ces laits qui ne sont pas physiologiquement
adaptés aux capacités digestives des nourrissons. Préférez des laits riches en
protéines solubles, plus proches du lait maternel. Certains laits que l’on
nomme hypoallergéniques (HA) semblent ainsi être les mieux adaptés et les plus
proches du lait maternel.
Le
rapport caséines/protéines solubles doit donc être le plus faible possible, aux
alentours de 1 (ou moins).
3e critère : la teneur en acides gras essentiels
(oméga-3 et oméga-6)
Le
lait maternel renferme surtout des « bonnes graisses » mono- et polyinsaturées
essentielles au bon développement du cerveau et de la vision. Une carence en
acides gras polyinsaturés pourrait réduire la taille définitive du cerveau de
40 % !
Pour
les laits artificiels, les teneurs en acides gras d’un lait à l’autre peuvent
être bien différentes. Ainsi, idéalement il faudrait que le lait :
-
soit débarrassé de ses graisses saturées d’origine au profit de graisses
végétales non hydrogénées apportant notamment de l’acide linoléique (oméga-6)
et de l’acide alpha-linolénique (oméga-3).
-
ait un rapport oméga-6/oméga-3 le plus bas possible (inférieur à 8, idéalement
de l’ordre de 5) pour que l’organisme puisse fabriquer dans de bonnes
proportions d’autres substances qui diminueront les réactions inflammatoires et
peut-être même aideront à prévenir le surpoids.
De
grands progrès ont été faits dans la composition en acides gras des laits
artificiels. Mais bien qu’enrichis en acides gras polyinsaturés, leur teneur en
oméga-6 est souvent bien supérieure à celle des oméga-3, déséquilibrant ainsi
le rapport entre ces deux familles d’acides gras, primordial pour le bon
fonctionnement de l’ensemble des organes et le développement cérébral des
bébés.
À
noter que certains fabricants incorporent aux laits 1er âge
maintenant de l'acide docosahéxaénoïque, un oméga-3 à chaînes longues
directement assimilable par le corps. Les études avec cet oméga-3 ont donné des
résultats contrastés.
4e critère : la présence de ferments lactiques
Si
vous n’allaitez pas en parallèle, il semble indispensable que le lait que vous
allez donner à votre enfant soit enrichi en probiotiques. Toutefois ce
quatrième critère n’est pas prioritaire puisqu’il existe désormais des gélules
de probiotiques ou des probiotiques en poudre que vous pouvez aisément ajouter
aux biberons de votre enfant.




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