Stress post-traumatique est déclenché
par un événement violent et dramatique : agression sexuelle, attentat, grave
accident de voiture, attaque à main armée, chute vertigineuse...
Les soldats peuvent
aussi en être atteints au retour
de la guerre. S'il touche souvent directement la victime, le
stress post-traumatique peut en revanche aussi apparaître chez les proches de
la victime ou les "spectateurs" de l’événement.
Stress post-traumatique : quelles sont les
personnes à risque ?
La confrontation avec le danger et
la mort n'entraînent pas forcément un stress post-traumatique. En moyenne, il
n'y aurait que 5 % des hommes et 10 % des femmes concernés par ce genre
d’événement, qui développeraient cette pathologie.
Il n'est pas toujours évident de déterminer pourquoi certaines
personnes en souffrent et d'autres non. Toutefois, le stress post-traumatique
toucherait de préférence les personnes déjà fragilisées sur le plan émotionnel, par un
deuil récent par exemple.
Les symptômes du stress post-traumatique
Généralement, aucun symptôme ne se manifeste dans les tout
premiers temps suivant le choc : la victime a plutôt l'impression de bien gérer la situation.
Mais par la suite, elle se met à avoir des flash-back, à se souvenir
continuellement du drame, à cauchemarder toutes les nuits...
Stressée en permanence, elle se replie sur elle-même et essaie
d'éviter tout ce qui peut lui rappeler l’événement (des personnes qui étaient
présentes ce jour-là, l'endroit où cela s'est produit...).
Constamment sur ses gardes, elle peut ainsi sursauter au moindre
bruit et devenir assez colérique, voire franchement agressive avec son
entourage. Le stress post-traumatique lui donne aussi souvent l'impression que
sa vie est brisée et l'empêche d'aller de l'avant.
Il peut également engendrer de l'insomnie et
des troubles de l'attention.
Comment le
combattre ?
Le principe ? Faire des mouvements oculaires rapides, en suivant
des yeux la baguette du praticien. Cette méthode peut sembler étrange à
première vue, mais elle est pourtant très efficace...
En effet, le stress post-traumatique est lié à une hyperactivité
de l'hippocampe, la région du cerveau qui déclenche les souvenirs. Or, les
mouvements oculaires pratiqués à chaque séance vont permettre de mobiliser
toutes les autres zones du cerveau, notamment le thalamus qui joue un rôle
déterminant dans la régulation des émotions.





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